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Dossier de presse

Deuxième symposium sur la nutrition animale à Oran


Les aviculteurs au pied du mur

Regroupant plusieurs intervenants de la filière avicole en Algérie, dont producteurs de viande blanche, d’aliments du bétail et exploitants, cette rencontre intervient dans un contexte de morosité et de crise, compte tenu de la menace qui pèse sur l’ensemble de la filière. En effet, en s’appuyant sur une étude réalisée par le secrétaire général de l’Association interprofessionnelle, expert en nutrition animale, M. Nasser-Eddine Assal, les perspectives économiques ne semblent pas des plus rassurantes. Et l’avenir et la pérennité de ce secteur, qui concerne plus de deux millions de personnes dans notre pays, sont remis en cause. L’orateur, s’appuyant sur des données et des projections économiques, a expliqué aux participants que d’ici 2015, les éleveurs devront modifier la base de l’alimentation des
volailles, composée de maïs et de tourteaux de soja qu’il faut remplacer par du blé. «La baisse des recettes pétrolières provoquée par la chute des prix, et la perspective de la diminution des réserves mondiales de pétrole font que l’Algérie n’aura plus les moyens d’importer pour ses besoins en céréales et que la dépendance alimentaire va s’accentuer.» Et de poursuivre : «La production de maïs va diminuer alors que les prix vont flamber car la tendance dans les pays producteurs de céréales est au bio-carburant».
Dans son exposé, tout en s’appuyant sur des chiffres, le représentant de l’association affirme qu’«en 2007, pour acheter 1 tonne de blé, il a fallu 14 jours de production de pétrole, en 2008 on est passé à 20 jours, compte tenu de la crise financière mondiale et de nos besoins en céréales. Nous sommes le premier importateur de céréales au monde et l’Algérie n’aura plus les moyens d’acheter du maïs». «Il faut, dès à présent, oublier définitivement le maïs et le tourteau de soja comme aliments du bétail.» Pour rappel, les besoins étaient estimés en 2007 à 7,8 millions de tonnes de blé, et 6 millions de tonnes avaient été importés, en 2008, l’OAIC a importé 8 millions de tonnes. Les organisateurs de cette rencontre comptent demander au gouvernement la création d’une filiale au sein de l’OAIC qui permettra de réserver aux producteurs d’aliments du bétail, un quota de blé dénaturé qui ne sera utilisé que pour l’alimentation des volailles. Les professionnels demandent au ministère de l’Agriculture d’octroyer des aides pour lancer la production de blé irrigué, notamment les variétés ne nécessitant que peu de ressources en eau. Cette production de blé irrigué sur 200 000 ha permettra l’autosuffisance et assurera le remplacement du maïs dans la composition de l’alimentation du bétail. Des propositions concrètes vont être faites au Premier ministre, car il y va de l’avenir de plus de deux millions de personnes.


Date : 31/01/2009
Auteur : Fayçal M.
Source : Le Soir

 

     
     
     
     
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