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Dossier de presse

L’aliment fait face à la rareté de la matière première


Le prix du kilo de poulet risque de flamber à 1.000 DA

«Les viandes de volailles produites localement resteront-elles toujours accessibles pour le consommateur algérien ?», c’est la problématique posée par la communication présentée par le Dr Nasser-Eddine Assal, expert en nutrition animale, lors du deuxième symposium sur le thème générique «La nutrition animale», tenu jeudi dernier à l’hôtel El-Mouahidine. 
Cette conférence soulève moult questions sur l’avenir de l’élevage avicole et la production de la viande blanche, qui seront confrontés dans les années à venir, à la rareté des aliments, compte-tenu de la forte demande au niveau mondial. 
En effet, dira le conférencier: «Les pays exportateurs de la matière première, soja, blé et maïs, auront des difficultés à s’auto-satisfaire sur le plan alimentaire puisque ces pays seront appelés à produire leur propre biocarburant à partir des céréales». Celles-ci à usage exclusivement pour les pays producteurs, ne seront plus de ce fait destinées à l’exportation. 
L’Algérie, dépendant à 100% de la matière première d’importation, risque de voir le prix du kilo de viande blanche flamber à 1.000 DA. Pourtant, souligne l’intervenant, l’Algérie dispose d’une importante superficie agricole utile (SAU) capable de subvenir à tous les besoins en matière de produits agricoles.
Sur les 47 millions d’hectares, le secteur de l’élevage avicole ne nécessite que 200.000ha. Ainsi, les producteurs d’aliments destinés aux animaux ont été sensibilisés pour prendre les devants et suggérer aux pouvoirs publics de répondre à leurs doléances. Celles-ci portent sur «la concession de terres agricoles au profit des agriculteurs authentiques pour développer la céréaliculture et réduire à néant l’importation qui ne profite d’ailleurs qu’aux spéculateurs». L’Algérie figure parmi les huit principaux pays qui dépendent de l’importation des céréales, d’où la nécessité de répondre favorablement aux doléances des participants parmi donc les professionnels du secteur, qui demandent les mêmes prises en charge adoptées pour les minotiers. 
Autre problème soulevé lors des débats, celui relatif à l’exonération de la TVA adoptée pour les importateurs de la matière première. Toutefois, déplorent les professionnels, «au bout de la chaîne de fabrication de l’aliment, la TVA refait surface puisque les composants n’y sont pas exonérés au même titre que la matière première. Le produit final est vendu en incluant la TVA que l’éleveur doit payer et cela se répercute sur le prix de la viande blanche».
D’où il est recommandé, pour parer à ce problème, l’introduction du «blé dénaturé subventionné» au même titre que les minotiers en attendant bien sûr, la concession des terres agricoles tel que suggéré par les participants. Il s’agit des prévisions à long terme pour prévenir la pénurie qui va se manifester dans les prochaines années au niveau mondial. La crise économique aidant, l’avenir serait incertain pour la corporation qui emploie 400.000 permanents et 2.000.000 temporaires.


Date : 31/01/2009
Auteur : Farah Hasni
Source : L'écho d'Oran

 

 

     
     
     
     
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